Un repas copieux dans le couloir de la mort pour contrer le stress

Le dernier repas des condamnés à mort américains serait hypercalorique et plein de nourritures réconfortantes: telle est la conclusion d’une étude à paraître dans le numéro de décembre de la revue Appetite, menée par trois chercheurs de l’université de Cornell, aux Etats-Unis. Dans le couloir de la mort, les personnes en attente de leur exécution […]

Le dernier repas des condamnés à mort américains serait hypercalorique et plein de nourritures réconfortantes: telle est la conclusion d’une étude à paraître dans le numéro de décembre de la revue Appetite, menée par trois chercheurs de l’université de Cornell, aux Etats-Unis.

Dans le couloir de la mort, les personnes en attente de leur exécution ont droit à une dernière faveur. Les chercheurs Brian Wansink, Kevin M. Kniffin et Mitsuru Shimizu se sont appuyés sur le contenu des dernières assiettes de 193 condamnés, entre 2002 et 2006, pour mener à bien leur étude.

Si le nombre de calories quotidiennes recommandées pour un adulte de 30 à 40 ans est de 2200 à 2400, celui d’un individu américain en passe de se faire exécuter est en moyenne de 2756 calories pour un seul repas. 83.9% d’entre eux demanderaient de la viande ou du poisson quand 67.9% s’offriraient de la friture et 66.3% de ce groupe, un dessert. Aucun fruit ou légume pour accompagner le repas.

Par exemple, « un condamné a demandé douze morceaux de poulet frit, deux petits pains ronds avec du beurre, deux sodas, 50 cl de glace à la fraise, 50 cl de glace à la vanille et de la purée de pommes de terre avec de la sauce brune», écrivent les auteurs.

Cette grâce est tout à fait compréhensible selon les chercheurs : d’une part, les geôliers sont plus conciliants lorsque le condamné doit avaler ses dernières bouchées, d’autre part, cette surconsommation serait liée au comportement alimentaire plus général des humains quand ils sont placés dans une situation de grand stress. Pour pallier à leur anxiété, les suppliciés se réconfortent en mangeant plus. Une sorte de mécanisme de défense naturel qui leur permettrait de mieux supporter l’idée qu’ils vivent leurs dernières heures. (AD et Slate)

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